Un mot du président

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Produire des événements musicaux en pleine nature - De l’idée au projet.

 

Plusieurs années se sont écoulées depuis que MusiqueNature est entré dans mon âme et mon esprit.

 

Au fil du temps, j’avais graduellement réduit mes activités sociales et ma consommation - notamment celle de produits dits « culturels ». Il n’y avait plus grand-chose dans ce monde moderne qui me stimulait, m’élevait, me faisait vibrer !

 

Tout ce qui me nourrissait spirituellement à cette époque, c’était les quelques escapades en forêt ou en bord de mer que je ne pouvais que trop rarement me permettre. Et aussi les quelques bribes de musique plus ou moins sacrée, plus ou moins classique, plus ou moins jazzée qui parvenaient encore jusqu’à mon coeur !

 

J’observais l’autodestruction de l’humanité prendre de la vitesse, la cupidité ambiante et planétaire se structurer avec superbe. Je voyais « l’homme » se dénaturer un peu plus chaque jour, indubitablement.

 

Las de tant de tristesse, mais me sentant plutôt impuissant devant ces courses folles vers leurs murs de béton couverts d’argent, j’ai dû sombrer longtemps dans une léthargie contre-productive. Bien sûr, je continuais d’exister, de travailler, de « contribuer », en tâchant de participer le moins possible à cette fuite en avant de mes frères humains. Mais mon âme se détachait chaque jour davantage de ce corps qui était amené à « construire du progrès social et économique », une règle de vie aussi aveugle que futile. J’ai failli en mourrir !

 

Pourtant les arbres, les plantes, l’eau, les sons, les animaux, les vents, les rochers, les étoiles, toutes les entités vivantes vibrantes continuaient à me parler, à m’inviter à « être » avec eux, avec leurs esprits.

 

C’est le jour où j’ai enfin ouvert à leur pleine grandeur mon âme et mon esprit que j’ai compris quel serait désormais mon sentier terrestre.

 

De l’alliance entre mes deux passions fondamentales naquit l’idée de MusiqueNature, dont la mission serait de « produire des événements musicaux en pleine nature » !

 

Reconnecter les gens à la nature par la musique

 

Oui, graduellement, imperceptiblement, lentement mais sûrement nous nous sommes déconnectés de la nature. Nous nous sommes dé-naturés. Nous avons créé un monde artificiel, apparemment autosuffisant, fascinés que nous étions par toutes les prouesses que nous pouvions imaginer, puis réaliser. La science a déclaré comme un constat que « l’Homme » était différent, supérieur, séparé, extérieur à la nature. Les Premiers Peuples croient toujours, humblement, que l’être humain est une partie intégrante de la nature.

 

Cette même science nous dit aujourd’hui que l’intelligence de « l’Homme » a provoqué la destruction d’une immense partie de la nature au point d’induire des changements climatiques de plus en plus importants. Et cette même science constate maintenant que ses « réalisations » détruiront probablement ce qu’elle appelle l’humanité... entièrement !

 

Le découragement s’empare de nombreux humains. Certains tentent d’alarmer les autres. Certains cherchent à sauver leur famille en se déplaçant ailleurs. D’autres se résolvent à accepter « ce qui est » en se réfugiant dans l’étourdissement, par le jeu, la spiritualité, le crime ou autrement. Tandis que les plus vicieux se demandent encore pathologiquement comment ils pourraient s’en tirer : Fuir encore davantage en avant ? Trouver comment se sauver sur une autre planète ? Laisser mourrir des masses entières d’humains de moindre valeur à leurs yeux et se réserver des endroits plus « sécuritaires » sur les parties les moins endommagées de la planète ?

 

Aujourd’hui les Premiers Peuples sont toujours les gardiens de l’équilibre. Ils savent qu’une vie, quelle que soit la forme qu’elle prend, ne peut être plus ou moins importante qu’une autre. Ils savent que la nature est la mère de toute vie, humaine, végétale, animale, minérale, cosmique ou spirituelle. Partout sur Terre comme partout dans n’importe quelle galaxie, la vie est. Et nous n’en sommes qu’une forme, simple et complexe, mais totalement interdépendante.

 

De dé-naturés, déconnectés, il nous faut se reconnecter à la nature et à sa musique.

Conserver et protéger la santé de l’humanité et de la planète

 

Dans les années ’90, Tecumseh, une amie femme-médecine que je voyais de temps à autre, avait créé un Centre spirituel dont la mission était de « conserver et de protéger la santé de l’humanité et de la planète ». Visionnaire et inspirante à la fois, son œuvre doit être poursuivie avec force en ces temps d’égarement.

 

[1] *1972 : Création du Centre spirituel et philosophique amérindien Tecumseh par la Mère de Clan Éléonore Andatha Sioui. Premier centre au Canada dont le but est de conserver et de protéger la santé de l’humanité et de la planète, par la diffusion des connaissances spirituelles et philosophiques amérindiennes avec la revue Kanatha et par l’utilisation des plantes médicinales traditionnelles huronnes-wendat.

[2] 1992-10-02 Constitution.

Hommage à Gilles Sioui

C’est au printemps 2010 que Gilles m’a offert son aide en vue de réaliser un premier test son et image en pleine nature. C’est ainsi qu’avec une joyeuse bande d’amis, on s’est amené au bord de la rivière Saint-Charles (Akiawenrahk)…

 

Tiawenhk aweti !

 

Repose dans la paix et l’amour, très cher Gilles !

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